Comment serrer le diaphragme
Nappes de sons. Salve de silence. Nuit dilatée.
Les danseurs s’éveillent à l’aube. Muscles tendus.
Dans un tournoiement de lumière. De souffle.
Les notes palpitent. Rythme infini derrière les yeux
Clos. C’est pour oublier. Écarter la mort si proche.
Pour passer un nœud coulant au cou du désespoir.
Car les matins reviennent. Les ombres s’absentent.
Nous sentons leur souffle peser sur nos nuques.
Leurs doigts insistants appuyer sur nos vertèbres
Comme sur les touches cuivrées d’un saxophone.
Là où nous cherchons une brèche dans la langue.
Un vibrato. Un mystère tremblant. L’écho virtuose
Des vertiges. Des arpèges. Le cri des instruments.
Osiris 85, 2017
