Submissions for Osiris 94

We have begun reading submissions for Osiris 94. The deadline for all submissions is April 1, 2022. Please send 3 to 6 unpublished poems and a brief biographical note. osirispoetry@gmail.com

Translators please include the original text and a letter of permission from the publisher and the author.

Nous avons commencé à lire les soumissions pour le numéro 94 de la revue. La date limite est le premier avril 2022. Veuillez nous envoyer 3 à 6 poèmes inédits et une brève notice biographique. osirispoetry@gmail.com

50 Years

In April, Osiris will celebrate its 50th anniversary. In 1972, in Averill Park, New York, we began the adventure. Osiris 1 was composed on an electric typewriter and the French accents were set by hand, with a rapidiograph pen. We had no money and the printer, Beryl Frank, was kind enough to allow us to pay him in installments. Quoting from my journal from that year:

On Friday, November 17, we delivered Osiris 1 to Beryl. Seventeen inches of snow fell three days before and then it was bitterly cold. On December 22, Beryl called to say he had only been able to print half the issue. Because of a bad paper shipment, the pages curled and wrinkled. He promised to finish soon. Osiris 1 arrived at our house on Tuesday, January 2,1973 in an old red Plymouth wagon. We signed and numbered the first fifty copies. What euphoria!

Marie-Christine Masset: Osiris 79

OSIRIS  79 

Revue biannuelle de poésie contemporaine, Osiris paraît depuis 42 ans. Andrea Moorhead, universitaire, poète, traductrice et photographe (notamment  plusieurs recueils parus au Noroît, Au loin en 2010, Géocide en 2013), est la maîtresse d’œuvre de ce bel ouvrage. Elle-même écrit en anglais et en français, ce qu’elle nomme voyage immobile, mais il n’est pour elle qu’une langue : celle de l’autre. On comprendra mieux l’assise d’Osiris : une Babel rayonnante. Se découvrent en langue originale avec leur traduction en anglais, les poèmes de Gustav Munch-Petersen, voix danoise où terre et ciel mêlent leur force : A star sparkles green , in star-tears, star-tear alone/ In the salt of my childhood’s hot stone (EARLY MORNING) ,  en langue anglaise, neuf poètes : Frances Presley, Sarah Cave, Steve Barfield, Simon Perchik, Alan Britt, John Sibley Williams (les poèmes HOUSE ON FIRE et NO ANIMAL sont saisissants), Rob Cook, son poème FEAR glacerait le sang si ce n’était cette extraordinaire appétence de vivre, ces vers  font étrangement songer au tableau de Van Gogh Les Souliers, 1886 :The dogs can already smell / How my shoes will fail / On one of the days missing / Between October et December, suivent les poèmes d’ Andrea Moorhead, et de Randi Ward. On peut lire en français les poèmes de Françoise Hàn Serons nous l’après-midi d’été/ de ceux-là venus quand la Terre/ aura changé son inclinaison /, d’Yves Broussard et de Céline Zins, en grec, avec  leur traduction, les poèmes de Anna Griva et Spiros Aravanis, en italien ceux de Laura Caccia et en portugais avec leur traduction ceux de Salgado Maranhăo. S’ajoutent la photographie d’Andrea Moorhead THE MEADOWS et la reproduction du tableau de Robert Moorhead ARABIC LESSON où la métamorphose du graphème arabe s’offre en diremultiforme, lumière et chants entrelacés. 

Cette revue est résolument moderne, outre offrir un juste panorama de la poésie contemporaine internationale, dans la diversité des langues données à entendre et à lire, elle fait résonner le Verbe : Osiris opère ses pouvoirs.